L'école à la maison, l'école de la vie

Z'avez envie d'en savoir plus sur plusieurs de nos découvertes, des idées de supports, d'organisation et quelques informations légales concernant l'instruction en famille ? Le blog est là pour ça.

vendredi 20 novembre 2009

Junior City : un lien sympa

Une autre maman non sco a proposé ce lien alors que je cherchais des vidéos "Il était une fois". Finalement il s'agit d'extraits, mais ils sont nombreux.
Je l'ai ensuite exploré avec Mi et lou et j 'y ai fait de belles trouvailles : quelques jeux éducatifs, des histoires à écouter (lien non essayé), des patrons divers à imprimer puis à réaliser, des schémas de fleur et fruits (rubrique "jardinage"), etc.
Le lien est ici.
Merci S.

jeudi 19 novembre 2009

Fête de la science

Ce week-end, fête de la Science un peu partout en France.
De nombreuses animations et expériences gratuites sont organisées.
Pour les connaître, je regarde pour ma part sur le site de mon office de tourisme.

mercredi 18 novembre 2009

"Ce cher ennui"...

Si nous avons déscolarisé Lou, c'est parce qu'elle s'ennuyait tant à l'école qu'elle pleurait énormément, chaque jour, en partant, en revenant de celle-ci...
Mi, de son côté, s'est tellement ennuyée et peu retrouvée dans le circuit scolaire que le jour où elle y est entrée, elle s'est mise "entre parenthèses".

Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, elles ont retrouvé le goût de chercher, d'apprendre, de questionner.
Pourtant il leur arrive encore de s'ennuyer...

Dès le début de l'instruction en famille, le problème semblait évident pour Lou : elle avait besoin de stimulations supplémentaires et c'est ce que je lui ai proposé.
Pour Mi, c'était un peu différent car à trop s'être réfugiée dans un monde parallèle, certains blocages étaient apparus.

J'ai pourtant eu besoin d'un peu de temps pour m'apercevoir à quel point l'ennui pouvait encore les perturber en ief. Parfois j'ai même pensé qu'il s'agissait de mauvaise volonté jusqu'au jour où j'ai compris que le problème était autre !
Un exercice trop facile ne les intéresse pas, il les ennuie ! Le problème, c'est également qu'elles n'en ont pas toujours conscience. Parfois elles croient ne pas savoir. Je propose alors un exercice plus complexe et comme par miracle, elles y parviennent !
Un exemple : les multiplications à plusieurs chiffres avec Lou.
Hier, Lou était démoralisée car elle ne parvenait pas à découvrir le résultat de 1206 X 207 lorsque l'opération était posée (de plus pour ce type d'exercices, elles ont le droit d'utiliser les tables de Pythagore). Par contre, auparavant, en quelques secondes, elle avait obtenu le résultat d'un problème avec des nombres plus complexes ! L'un avait un sens, l'un était un défi, l'autre, non. J'ai donc expliqué à Lou que si elle parvenait à résoudre seule cette opération, elle ne chercherait pas le produit des autres multiplications proposées. Quelques secondes plus tard, elle avait terminé...
De son côté, Mi était parvenue sans aucune difficulté à tracer les bissectrices d'un rectangle (en utilisant le compas), mais restait bloquée devant un angle ! Trop facile, la solution ne pouvait pas être si simple... Il faut préciser qu'elle avait commencé par ne pas respecter l'ordre croissant de difficultés, mais avait réalisé les exercices dans le sens inverse.

Je fais donc le choix de privilégier au maximum des apprentissages intéressants pour elles, mais j'ai également choisi de leur proposer des exercices ennuyeux qu'elles pourraient rencontrer à l'école ou lors d'un examen ; simplement à cause d'un retour éventuel à l'école, simplement pour mieux préparer les examens. Il me semble également important qu'elles sachent que tout ne sera pas toujours très stimulant dans leur vie... Et bien sûr je leur explique cela, précisant quels aspects fastidieux tel métier passionnant peut présenter. Et puis il n'est pas toujours évident de savoir s'il s'agit d'un blocage ou d'un ennui. J'ai hâte qu'elles sachent identifier ces situations ! J'ai le droit d'espérer, non ? ; )
En retour, j'essaie d'éviter trop d'activités ennuyeuses parce que je tiens à maintenir ce goût d'apprendre.

Apparemment je dois être en bonne voie puisque Mi s'est exclamée lundi "Tu sais quoi ? Je crois bien que je commence à aimer les maths !!" J'en avais pratiquement les larmes aux yeux... (voui, je sais, quelquefois, je suis émotive... Mais les mathématiques ont été tellement durs pour elle pendant si longtemps...).

mardi 17 novembre 2009

Ville du futur selon Mi et Lou

J'ai proposé à Mi et Lou de dessiner une ville du futur :
Selon Mi :

Les petits ronds de couleurs sont des vélos (la circulation est interdite aux voitures). A droite, une maison tournant en fonction de la position du soleil. Dans le ciel, un feu d'artifice laisse apparaître un félin. Quant au reste, à vous d'observer. : )

Selon Lou :

Les grands cercles verts représentent des maisons tournantes avec des toits végétaux.
En bas des éoliennes et des panneaux solaires (également sur les maisons).
Tout en bas, ce sont des champs. Les animaux sont séparés car ils ne vivent pas dans le même espace (et puis parce que selon Lou, "un architecte utilise une règle" ; )).

lundi 16 novembre 2009

Autodéfense

Une lecture comme celle de "la non violence expliquée à mes filles" peut être suivie d'interrogations :
"Et si la non violence échoue, quelle solution ? Si un agresseur s'en prend à moi, comment réagir ?"
J'ai commencé par leur expliquer qu'il ne faut pas à toute force vouloir conserver un objet matériel. La belle fille d'une tante s'est vue sauvagement "tabassée" parce qu'elle refusait de donner la caisse du magasin. Un objet, même s'il s'agit de toutes nos économies, reste un objet. Une vie ne se remplace pas. Cela ne signifie pas qu'on ne peut pas gagner du temps et peut-être conserver son bien, mais lorsque la violence va crescendo, lorsqu'on remarque combien l'autre est prêt à tout, il vaut mieux lâcher prise et ensuite porter plainte.

Une autre solution lorsque notre vie est en danger, c'est l'autodéfense.
On m'avait conseillé le karaté.
Mi a pratiqué celui-ci durant deux ans (elle appréciait ce sport très tonique ; quant à nous, nous espérions ainsi qu'elle extérioriserait ainsi son besoin de se dépenser (important à cette époque) et prendrait davantage confiance en elle). Cependant, elle n'a pas appris à se défendre. Ensuite elle en a eu assez : "toujours la même chose et trop d'incitation à la compétition".
Jacques Sémelin propose, quant à lui, l'aïkido. Pour le moment, je n'ai pas trouvé de club près de chez nous. J'aimerais m'y mettre, mais soyons honnête, je ne suis vraiment pas sportive (et ils semblent réaliser beaucoup de pirouettes !!). : ) Nous avons cependant visionné quelques vidéos sur youtube et google (exemple ici) afin de comprendre comment une séance se passait. La philosophie de l'aïkido nous semble également intéressante.

De fil en aiguille, j'ai également découvert d'autres liens, comme celui-ci (en partie publicitaire, mais on peut également télécharger quelques vidéos, assez violentes dans le principe d'autodéfense, ceci dit il n'est pas impossible d'être poussé(e) à ces extrêmités pour sauver sa vie).

Ces différentes recherches m'ont également amenée à me souvenir de la lutte (sport) pratiquée au lycée. Une autre possibilité d'immobiliser un agresseur beaucoup plus grand et lourd que soi. Ceci dit, ensuite, il faut pouvoir fuir. : ) Ou alors en faisant des noeuds avec ses jambes ? Pas évident. : ) (Evidemment je plaisante ! Ce n'est pas parce que je parle d'autodéfense qu'il faut être triste. : )).

Et bien sûr, on peut donner plusieurs conseils aux enfants :
- ne pas suivre un inconnu ou même un voisin sans prévenir quelqu'un (y compris s'il propose d'aller voir des chatons).
- crier très fort si quelqu'un essaie de vous emmener.
- éviter d'être seul(e) dans un quartier isolé et à fortiori la nuit.
- s'approcher de commerces, y entrer, si on se sent menacé.
- ne pas hésiter à utiliser tous les objets disponibles en cas de menace effective : crayon, sac à main, clés, talons (quand on en porte ; )).
- Apprendre aux enfants les points faibles des humains : parties génitales pour l'homme et ventre pour les femmes.
Cela semble peu de choses, mais cela peut tout changer.
Je suis capable d'avoir une voix très aiguë : ) et justement alors qu'on tentait de m'agresser, j'ai crié très fort en jetant dans le visage de mon agresseur mon sac à dos. L'effet de surprise m'a permis d'entrer dans un bar situé à quelques mètres de là. J'ai eu peur durant de longues, très longues minutes et lorsqu'un peu plus d'une 1/2 heure plus tard, je suis sortie, il était parti.

dimanche 15 novembre 2009

"La non violence expliquée à mes filles"


Franchement je n'aime pas la couverture de ce petit livre, un peu trop rouge à mon goût, mais le contenu vaut lui le détour.

Jacques Sémelin a observé, étudié la violence et la non violence pendant 25 ans puis il a écrit ce petit ouvrage (57 pages) pour expliquer à ses deux filles de 13 ans et 8 ans 1/2 ce qu'était la non violence et comment réagir de cette façon dans une situation violente.
A chaque page, des interrogations d'enfant/adolescente, parfois des questions de l'auteur à ses filles, j'ai choisi de poser celles-ci à Mi et Lou afin d'avoir une lecture commune active. Une nouvelle possibilité donc de réfléchir ensemble à la violence et la non violence.
Un choix qui n'est pas "tendre l'autre joue et attendre", mais essayer de résoudre les problèmes sans "rendre coup pour coup", une façon d'apprendre à s'écouter, il évoque ainsi régulièrement la médiation. Il conclue cependant son ouvrage en expliquant que, dans certains cas, les armes deviennent malheureusement indispensables (par exemple en s'interposant lors d'un génocide)...
Tout au long du livre, de multiples références à des conflits résolus de manière non violente, y compris des situations pouvant toucher des enfants (racket, violence à l'école, etc).

samedi 14 novembre 2009

"Les chevaliers du Subjonctif"


Alors que nous regardions ici et là différents ouvrages dans notre Emmaüs préféré, j'ai tout à coup aperçu ce livre écrit par Erik Orsenna.
D'autres mamans non scos m'en avaient dit le plus grand bien, mais il n'appartenait pas à mes livres prioritaires. Cependant comment résister cet après-midi-là ?
Je l'ai donc acheté et emmené chez moi.

Lorsque je l'ai ouvert pour la première fois, Lou s'est exclamée :
"Oh non ! Pas le subjonctif ! Tu ne vas pas nous lire un livre sur la grammaire quand même !
- Donne lui une chance. Essayons les premières pages et si ça ne vous convient pas, je le finis seule, d'accord ?
- D'accord." a-t-elle soupiré tandis que Mi, intriguée, le feuilletait.
Finalement lorsque j'ai terminé les 40 premières pages, Lou s'est exclamée :
"Tu t'arrêtes déjà !!! Mais je veux savoir la suite !" :)

Le roman raconte l'histoire d'une adolescente vivant sur l'île de l'Indicatif, elle enquête sur l'amour et finalement suivra un amusant petit cartographe à la découverte des îles Infinitif, Impératif et surtout Subjonctif ! L'île du rêve et du possible ! Une excellente façon de connaître les différents modes qui régissent nos phrases.
Je ne le conseille toutefois pas pour des enfants très jeunes (177 pages et quelques commentaires tout de même très sensuels).
Notre avis : nous avons toutes les trois apprécié cet ouvrage bien écrit. Cependant Lou était déçue par la fin de celui-ci, elle pensait qu'il ne se terminait pas vraiment... Difficile d'être vraiment précise sans vous narrer la conclusion du roman. : )
En tout cas, je ne regrette pas cette lecture ! Il m'a même donné quelques idées pour mieux leur expliquer les différents modes de conjugaison.